PERFORMANCE

L'Assiette d'Hubert

Gaëlle Bourges

Collectif artistique Création 2018
Le festival Ambivalences

durée : 1h environ

© Jean-Louis Fernandez

Une visite fantaisiste proposée par Gaëlle Bourges

On le surnommait « Robert des Ruines », mais Hubert Robert n’a jamais eu de titre nobiliaire – il était fils de valet de chambre. Et son nom l’a sauvé, mais on racontera l’histoire plus tard, pendant la visite. En tout cas Robert aimait les ruines, ça oui, d’autant qu'il les fabriquait lui-même. Il avait une soif inextinguible de peindre, de dessiner, d’inventer des temples, des voûtes, des péristyles, des ponts… en ruines. Même quand il est arrêté dans son élan pour être incarcéré à la prison parisienne de Sainte-Pélagie, le 23 octobre 1793, avant d'être conduit à celle de Saint-Lazare (il occupait des fonctions officielles pour la famille royale, ce qui n’était pas bien vu du tout pendant la Terreur), il n’est pas accablé par son sort : il continue à peindre, et quand il ne trouve plus de support habituel, il demande des assiettes aux geôliers de la prison. C’est à partir d’une assiette peinte en prison justement, intitulée « La Cascade », et visible au musée de Valence, que la visite se déploiera en une balade audioguidée, du jardin extérieur aux paysages du 18e, en passant par la galerie d’animaux naturalisés – une déambulation anachronique dans les vestiges réels ou rêvés d’un temps passé – animaux morts, ruines faussement antiques, paysages peints où coulent des eaux calmes ou furieuses, où les corps lascifs sont abandonnés à la grandeur de ce qui les entoure. Un passé qui revient nous faire signe grâce aux images et aux récits qu'elles entrouvrent.

En collaboration avec le Musée de Valence

DISTRIBUTION


Performance de Gaëlle Bourges
Créateur son Stéphane Monteiro

Production La Comédie de Valence, CDN Drôme-Ardèche ; avec le soutien de l'association Os

En collaboration avec le Musée de Valence

Remerciements au Festival d'Avignon