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Dans le cadre des Controverses, chaque saison, La Comédie de Valence passe commande à un couple de metteur en scène/ auteur d’une pièce, sur un sujet qui agite la société, un sujet d’actualité. Et cette année, le thème est la domination masculine.

Le spectacle The future is female, est la deuxième Controverse de la saison.

Ce mardi 19 mars, Nicole Mersey scénariste, metteuse en scène et interprète du spectacle ainsi que Jonathan Peronny, interprète du spectacle, animent un atelier avec la classe de 3ème2 du Collège Marc Seignobos à Chabeuil.

Autour de ce spectacle, ce ne seront pas moins de 165 heures d’ateliers pour 32 classes, qui se dérouleront sur ces trois prochaines semaines.

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En premier temps, les élèves de 3ème2 ont échangé avec les artistes autour de la question de la domination masculine dans la société.

 

  • Nicole Mersey et Jonathan Peronny :
    Pensez-vous à des codes, des normes, pour un homme ou une femme dans la société ?

 « Si on est un homme on doit aimer les femmes, et si on est une femme aimer les hommes. »

« Un homme doit être viril. »

« L’homme doit aller travailler, la femme doit rester à la maison. »

« L’homme il est fort. La femme est faible. »

« Ça choque moins de voir une femme avec un costard, qu’un homme avec une robe. »

« Souvent les hommes sont plus haut gradé. Ca choque plus de voir une femme chef d’entreprise, qu’un homme. »

« Les hommes ont plus de pouvoir. »

« Dans la rue, les femmes sont plus souvent interpellées par des hommes. C’est rare qu’une femme interpelle un homme de manière pas très correcte.»

  •  NM & JP : Que pensez-vous de ces constats ? Comment vous positionnez-vous par rapport à cela ?

La première réaction : « C’est dégueulasse » !

Un élève ajoute : « Je ne trouve pas ça normal. On doit pouvoir être comme on veut. Ce n’est pas parce que tu es un homme que tu dois être comme ça, et une femme comme ça. Je pense que chacun doit faire ce qu’il a envie, sans qu’il y ait de problème. »

Un autre, de manière plus optimiste : « Je pense que ça change de mieux en mieux, les générations qui arrivent auront moins de problèmes. »

 Un élève complète : « Avec le regard des autres, on se démarque peu, les gens jugent énormément. Il y a pas mal d’harcèlement par rapport à ça. Quand on voit quelqu’un différent des autres, ça se voit. Je pense que les gens jugent pour se rassurer. »

 Une autre élève avoue : «Parfois dire qu’on n’aime pas la différence est plus facile à dire que si l’on aime bien. Par exemple, même si on aime le style vestimentaire d’une personne, (mais qu’on n’aimerait pas forcément pour nous), on a peur du jugement, alors c’est plus facile de dire qu’on n’aime pas. »

  •  NM & JP : Sur quoi pouvons-nous être jugés dans la société ?

 « La beauté par exemple, quelqu’un qui est très beau va avoir plus d’amis. Alors que quelqu’un qu’on trouve moche, ce sera plus difficile »

 « Le handicap. Quand on est différent, on voit la différence. C’est visible. Certaines choses que tu ne peux pas faire comme les autres, et on se moque de ça »

 D’autres élèves ajoutent : la couleur de peau, le racisme ; la religion, le rapport de classes sociales (« quelqu’un de très riche ou de très pauvre ») ; les notes, l’intelligence, la réussite et, quelqu’un finit sur : « souvent sur ce qui se voit physiquement, le rapport au corps ». 

  •  NM & JP : Qu’est ce qui changerait pour les garçons si les hommes et les femmes étaient égaux ?

 « Ce qu’il faudrait faire, c’est ne pas considérer quelqu’un comme un garçon ou une fille. Ne pas faire de distinction fille garçon. Mais se dire que nous sommes seulement des êtres humains »

 « Les garçons ils gagneraient forcément, ils pourraient se mettre en jupe, robe sans être jugés. Nous on peut être en jean,... déjà, ça paraît normal. Mais si un garçon se met en jupe, ça pourrait faire comme le lycéen qui s’est fait viré car il s’est maquillé. »

 

Dans un second temps, une partie du groupe a travaillé avec Nicole Mersey sur des petites scènes d’improvisations à travers des mises en situation réelles, autour de cette question de domination masculine. Différentes propositions ont été faites par les élèves : harcèlement de rue, inégalité au travail…

L’autre partie du groupe a travaillé avec Jonathan Peronny, sur la question « pour toi, qui est l’homme/ femme idéal(e) ? », en argumentant.Chacun a pu proposer une personne, et un vote en a découlé.
Les gagnants :
- Johnny Depp pour son charisme, sa beauté, sa célébrité
- Wonder Woman pour son courage, ses pouvoirs, sa beauté, ses muscles et le fait qu’elle déjoue les codes.

 

 

 

 

 

Le jeudi 24 janvier avait lieu à la Fabrique la représentation adaptée en langue des signes de Thomas et Judith, la première controverse de la saison.

Parmi le public, l'IME la Providence et le club LSF du Collège Marc Seignobos de Chabeuil , un groupe de volontaires, de la 6e à la 3e, qui suivent un cours de LSF entre midi et deux au rythme d’une heure par semaine qui ont rencontré l'équipe artistique à l'issue de la représentation.

 

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LEURS  impressions : 

"Le spectacle était vraiment bien. J'ai trouvé que ça rendait très bien avec la langue des signes. C'était bien de rencontrer des sourds et d’échanger avec eux."
Rose, élève de 6ème

"La langue des signes apportait un plus dans la représentation. En effet, cela calmait les disputes entre les deux personnages, ça les adoucissait. La rencontre qui a suivi m'a plus intimidé. Elle était tout de même intéressante. C'est impressionnant de voir des personnes communiquer entre eux à travers cette belle langue."
Judith, élève de 4ème

"J’ai trouvé le spectacle très intéressant, la LSF était intégré au spectacle et cela était beau. Cela amène autre chose au spectacle, un autre regard sans pour autant le dénaturer et c'est intéressant. La femme qui signait apportait de la douceur dans le débat de par sa posture mais aussi parce que le duo passe à un trio et que les relations sont donc moins frontales, et c'est en cela que le regard est différent. Donc c'est à refaire ! Et on ne se rend pas compte du nombre d'heure de travail pour intégrer la LSF au spectacle tellement c'est fluide."
Marie-Angéline, souffleuse de scène

Suite à la représentation du spectacle Brèves du futur en Comédie itinérante le vendredi 11 janvier à Lagorce, un stage de théâtre a été proposé en partenariat avec la FNCTA CD 07.
11 amateurs et amatrices ont pu travailler pendant 2 jours avec David Seigneur, l’un des interprètes du spectacle.
Juliette Gaillard, participante nous raconte.

 

Stage avec David Seigneur
Stage avec David Seigneur

« Je suis allée voir la pièce Brèves du futur , mise en scène par Julien Guyomard. Ce fut une agréable découverte ! Le stage, s’est fait dans une bonne entente. Bien que nous ne nous connaissions pas pour la plupart, l’ambiance était très amicale et intime – due au petit nombre de participants. J’étais sensible à cette égalité que nous partagions : nos parcours et nos âges étaient différents mais nous étions tous là pour apprendre et partager. David Seigneur, qui menait le groupe, nous a fait travailler de nombreuses choses, telles que la confiance en soi et en l’autre ou le lâcher-prise. Nous avons appris à passer outre l’autocensure qui nous freine et à prendre plaisir à jouer à travers de petits exercices et diverses improvisations. La musique est très utilisée par l’acteur ; chose assez nouvelle pour moi. J’ai beaucoup aimé cette approche du théâtre. Nous ressentions les musiques pour jouer les émotions qu’elles nous procuraient. C’était beau et surtout très sincère. Je repars avec de bons souvenirs, l’envie de faire davantage de théâtre et une excellente playlist que je réutiliserai lors de mes exercices de théâtre ! »

 

Juliette Gaillard, étudiante en L3 arts du spectacle

 

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